La pire erreur à faire en tant que premier acheteur: S’acheter une maison

La pire erreur à faire en tant que premier acheteur: S’acheter une maison

Oui, oui.

Je sais ce que t’es entrain de te dire.

« Bin LÀ:

C’est pour ça que j’économise depuis 4 ans;

Je suis tanné de payer dans le vide pour me loger;

Je veux être propriétaire!!!;

Je veux acheter ma maison de rêve, elle est à vendre en plus! »

Mais je te le redis, c’est la pire erreur que tu pourrais faire si tu recherches moindrement l’indépendance financière.

Contrairement à la croyance populaire, une maison dont tu es propriétaire occupant à 100% n’est PAS un actif.

C’est une dépense, un passif.

Pourquoi? Parce que tu n’as aucun revenu relié à ta maison.

C’est toi qui paye ton hypothèque. C’est toi qui paye les taxes foncières. C’est toi qui paye les réparations. Etc.

Oui, tu pourras la revendre et peut-être faire un profit, mais elle aura été financé à 100% par ta poche.

Combien de personnes se sont achetés une maison et qui, à un moment donné, ont dû vendre pour acheter plus petit ou même pour louer parce qu’ils se sentaient pris?

Combien de personnes sont devenus financièrement indépendants avec seulement une maison et aucun investissement? Quels qu’ils soient.

Une maison, je me répète, c’est une dépense.

En plus, le montant d’intérêt que tu auras payé à la fin de ton hypothèque sera presque le double du montant d’achat de ta maison.

Tu auras donc financé, de tes poches, DEUX maisons.

Payant comme « investissement » eh?

Alors, pourquoi ne pas faire financer sa maison par l’argent que fait ton argent?

Autrement dit, pourquoi ne pas faire travailler ton argent, pour ses revenus financent ta maison?

Avant de tomber dans le vif du sujet, voici quelques définitions :


Qu’est-ce que l’indépendance financière?

L’indépendance, l’autonomie ou la liberté financière c’est le fait de pouvoir vivre sans dépendre d’un salaire, donc d’un emploi. C’est avoir la liberté de faire ce qui nous plaît et gagner notre vie en faisant travailler notre argent pour nous au lieu de, nous, travailler pour l’argent. Le concept de l’indépendance financière permet de se sortir de la « rat race » ou plus précisément, du 9 à 5 classique.

Plusieurs blogues sont devenus extrêmement populaire autour de ce sujet dont Smart Passive Income et Mr. Money Mustache.


Qu’est-ce qu’un passif?

Un passif est un élément qui crée des dépenses et aucun revenu. Une hypothèque, un prêt pour une voiture, des meubles, un spa, etc. sont tous des éléments passifs d’un portefeuille.


Qu’est-ce qu’un actif?

Un actif, quant à lui, génère continuellement des revenus. Oui, il peut y avoir des dépenses reliés, mais elles seront absorbés par les revenus. Un immeuble à revenu, un investissement à la bourse, un REER, un CELI, etc. sont tous des actifs. Ce sont les actifs qui permettront de faire grossir son avoir net.


Qu’est-ce qu’un avoir net?

Simplement illustré : l’avoir net c’est les actifs – les passifs. Ça nous permet de savoir combien nos investissement valent après avoir déduit nos passifs et nos dettes.


Qu’est-ce qu’un retour sur investissement?

Plus communément appelé le ROI (Return On Investment), le retour sur investissement est un taux utilisé par les investisseurs pour déterminer si un investissement en vaut la peine. L’investisseur investira dans des opportunités qui lui permettront de récupérer son investissement rapidement.


Qu’est-ce que l’effet levier?

L’effet levier, pour les besoins de cet article, c’est la capacité d’acquérir des investissements grâce à l’endettement. C’est ça qui te permet d’acheter une maison même si tu n’as pas les fonds nécessaires.


Alors, comment financer sa maison avec ses investissements?

Ce n’est pas financer sa maison avec ses investissements comme financer sa maison avec les revenus générés par ses investissements.

Pour se faire, il faut avoir des investissements, des actifs. Il faut que le moulin tourne et que des revenus soient générés. C’est là le problème de vouloir s’acheter une maison comme première propriété.

En étant trop pressé et en voulant une maison unifamiliale tout de suite, tu passes à côté d’une opportunité en or. Celle de la liberté financière. Elle ne s’acquiert pas du jour au lendemain, mais au fil du temps, en prenant des décisions éclairées, elle se pointera le bout du nez.

La question à se poser est : As-tu un moulin (investissement) qui génère des revenus? Si non, tu fais erreur. Ou plutôt, la partie de toi qui veut être financièrement libre fait erreur.

Penses-y un peu.

Si, disons, tu t’achètes un duplex pour commencer et que tu fais une croix sur ta maison de rêve pour quelques années.

Aux fils des mois, des années, le capital payé de ton hypothèque augmentera et tu n’auras eu qu’à verser 50% des frais. L’autre 50% sera financé par ton locataire. Après quelques années, tu seras en mesure d’utilisé ton effet levier pour refinancer ton duplex et ainsi avoir la mise de fond pour ta maison (ou pour ton 2em investissement si tu as compris le principe). Tu auras donc maintenant un duplex 100% locatif et donc deux fois plus de revenus générés par cet actif.

Ce n’est pas la méthode la plus rapide, mais elle est beaucoup plus efficace que la « méthode : on s’achète notre maison de rêve en premier ». Cet actif t’auras permis d’acheter une maison et en plus, tu auras un flux de revenus supplémentaire.

Plus tu augmenteras tes actifs, plus les retombés seront bonnes et plus elles pourront t’aider à financer des achats passifs (ou d’autres actifs ;)). Et ce n’est pas obligé d’être des investissements immobilier. Ça peut être des investissements boursier, un blogue, un entreprise, etc.


Dans cet article, je tenais à te présenter l’idée en général. C’est, dans plusieurs des cas, beaucoup plus complexe que ça, mais l’idée reste relativement simple.

Si tu aimerais en savoir plus sur le concept de l’actif et du passif, de l’indépendance financière, des investissements, etc., je te conseille fortement d’aller lire le livre de Robert T. Kiyosaki, Père riche père pauvre. C’est un livre d’une simplicité surprenante qui t’aideras assurément à trouver ta voie dans cet océan d’opportunités.



Se préparer financièrement à l’arrivée d’un bébé

Bon, je dois avouer que j’écris cet article tout en apprenant sur le sujet. Je ne m’étais jamais vraiment arrêté sur la question, sauf là, maintenant que ça me concerne.

Je sais qu’élever un être humain coute beaucoup de sous, mais combien? Et est-ce qu’il y a une façon de s’y préparer.

D’après moi, il n’y a pas UN budget parfait pour tout le monde parce que ça peut varier grandement de famille en famille, du fait qu’on fait tous des choix différents. Par exemple, les courageux qui décident d’utiliser les couches lavables vont payer plus cher au début pour s’équiper mais vont sauver beauuuucoup de sous sur le long terme. C’est ce qu’on appelle un investissement actif, moi je suis plus du genre passif, alors je passe haha.

Ça dépend aussi si la maman allaite ou non, qu’elle en soit capable ou non, qu’elle le veuille ou non. Bref, ce choix lui appartient, mais affecte bien évidemment le budget, parce le lait maternel, c’est gratuit. Mais, il y a d’autres coûts associé à l’allaitement, comme les brassières, les compresses, les crèmes, etc.                     

Ça peut aussi varier tout dépendamment de la façon dont on vit la grossesse. Si on décide d’être suivi en clinique privée, si on décide de faire des tests plus poussés, si on a fait appel à des traitements de fertilité, etc. Parfois, ce ne sont pas nos choix, mais ils affectent quand même les dépenses entourant le bébé.

Il faut aussi garder à l’esprit que le premier enfant coutera beaucoup plus cher parce qu’on doit s’équiper de A à Z.

Donc pour commencer, on doit savoir combien nous allons gagner par mois lors du congé de maternité. Il serait donc important de :

Les trois derniers seront versé directement dans le REEE de votre enfant si vous décidez de lui en ouvrir un et d’y cotiser.

  • Connaître le montant de vos salaires lors du congé de maternité. Vous devrez déterminer la durée du congé pour connaître le pourcentage exact de ton revenu. Il est aussi important de connaître les volontés du papa, peut-être voudra-t-il prendre quelques semaines avec son enfant. Ça pourrait affecter tes prestations parentales.
  • Prévoir des impôts sur les cotisations de la RQAP, ou encore plus simple, les faire déduire à la source. Sinon, c’est une belle surprise qui va t’attendre à la fin de l’année!

Ensuite, pour définir les dépenses qui seront occasionné par la naissance du bébé, on peut :

  • Prévoir les grosses dépenses à venir comme la couchette, le mobilier de chambre, la poussette, la garde-robe, la chaise-haute, etc. et établir un montant dont vous êtes confortable.
  • Prévoir les dépenses régulières qui viendront avec l’arrivée du bébé, comme les couches, la formule, les wipes, les vêtements, etc. Amazon offre des bons rabais si on s’abonne à la livraison tous les X mois.
  • Parcourir les sites de revente tel que Marketplace sur Facebook et Kijiji. Si on n’a pas les moyens de tout acheter en neuf, et même si on ne le souhaite juste pas, on a la chance d’avoir accès à ces sites de « ventes de garage » en ligne. Il n’y a aucune honte à acheter une couchette ou du linge de seconde main. En fait, c’est probablement plus responsable ainsi, considérant que l’enfant portera chaque morceau que pour quelques mois. Et d’autant plus que nous sommes de plus en plus conscientisé aux achats de seconde mains.
  • Pour une fois, on peut dire qu’on est chanceux ici au Québec. Nous n’avons pas à payer pour notre accouchement. Contrairement à nous, les citoyens des États-Unis sortent de l’hôpital non seulement avec un beau bébé neuf mais aussi avec une facture salée qui peut facilement monter à 15,000$. Ils sont moins imposés, mais ont moins de services « gratuits ». Quel est le plus avantageux? Ça c’est un débat pour un autre jour.

Enfin, la partie un peu plate mais tout aussi importante, si ce n’est pas plus: assurer un beau futur à votre enfant.

  • Si aucun des deux n’avez d’assurance vie, maintenant serait peut-être le bon moment d’en magasiner une. Question d’assurer un futur à votre enfant advenant que le pire arrive. Si vous hésitez entre une assurance vie pour vous ou pour votre enfant, dites-vous qu’il est plus important de vous assurer que d’assurer votre enfant parce que c’est vous qui devrez subvenir à ses besoins si jamais vous mourrez les deux, pas le contraire. Si vous ne savez pas où chercher, je peux vous référer à quelqu’un de très compétent.
  • Une autre façon de protéger votre enfant est de faire un testament (ou de le mettre à jour si vous en avez déjà un).
  • Ouvrir un REEE pour les études de votre enfant. Je vous invite à lire cet article pour en savoir d’avantage. Il est aussi important de continuer à cotiser à vos REER et CELI pour pouvoir bénéficier de l’avantage fiscale.
  • Et si vous avez la liberté financière de le faire, ayez idéalement un fond d’urgence d’environ 3 à 6 mois de dépenses. Parce qu’il est difficile de réellement prévoir quelles seront les dépenses au cours de ton congé de maternité, ce fond d’urgence vous sera assurément utile.

J’imagine que j’ai manqué quelques points, mais comme je disais au début, c’est un apprentissage pour moi aussi. Donc si tu es maman ou papa ou tu connais d’autres dépenses ou trucs ou peu importe, partage-les moi. J’ai bien l’intention de mettre cet article à jour au fil du temps.

A+

V.

Comment financer les études de ses enfants (sans leur donner un sous)

Le Régime Enregistré d’Épargne-Études: ça c’est le nom plate qui a été donné au programme gouvernemental qui permet aux parents (ou à une personne qui aime vraiment beaucoup ton enfant) d’épargner pour les études de leur enfant.

Ce que je trouve cool avec ce programme, c’est qu’au bout du compte, l’argent que tu vas avoir cotiser de tes poches dans le REEE de ton enfant peut te revenir à toi, au complet, sauf si tu décides de tout lui donner. How generous! Mais en temps normal, ton enfant va bénéficier des subventions du gouvernement et des intérêts que ton argent va avoir généré.

Bon, ça va prendre minimum 17 ans avant de revoir l’ombre de cette argent-là et l’inflation va l’avoir dénudé un peu, mais l’idée est là.

Sprint d’infos pertinentes

Le montant maximal des cotisations au REEE est de 50 000$.

La Subvention canadienne de l’épargne-études ajoute directement dans ton REEE 20% de tes cotisations jusqu’à un maximum de 500$ par année par enfant (peut varier selon ton revenu familial).

L’incitatif québécois à l’épargne-études, lui, verse 10% de tes cotisations jusqu’à un maximum de 250$ par année par enfant (peut varier selon ton revenu familial).

Donc c’est un rendement minimum de 30% par année. Not bad.

C’est un régime qui est accessible pour les familles à faible revenus.

Le Bon d’études canadien offre aux familles à revenu modeste une somme de 500$ à l’ouverture d’un REEE et 100$ par année jusqu’à ce que l’enfant atteigne ses 15 ans (selon l’admissibilité)

Moins d’un enfant québécois sur quatre profite d’un soutien financier grâce à un régime enregistré d’épargne-études.

Banque National du Canada

Le chiffre magique des cotisations mensuelles pour bénéficier au maximum des subventions du gouvernement est de 208,33$.

Les cotisations faites au REEE sont déjà imposées, donc on ne peut pas reporter l’impôt comme avec le REER.

Par contre, lors du retrait, le montant des cotisations ne sera pas imposable un peu comme un CELI.

Les subventions et les intérêts générés seront imposable à l’enfant. L’impôt à payer ne devrait pas être trop grand puisque son salaire ne devrait pas être élevé.

Les retraits pour l’enfant sont fait sous forme de Paiement d’aide aux études (PAE) et peuvent être orchestré de façon à diminuer au maximum l’impôt à payer par l’enfant (sous le seuil des montants personnel de base: 12 069$ au fédéral et 15 269$ au Québec).

Le REEE vise les études postsecondaires, dont les études collégiales, universitaires, mais aussi les formations admissibles d’une durée minimale de 3 semaines consécutives et 10 heures de cours et travaux par semaine).

Il existe 3 types de régime:

  1. Individuel: Bénéficie qu’à un seul enfant. Menoncle, matante, parrain, marraine peuvent cotiser.
  2. Familial: Ce type de régime est avantageux puisqu’il peut bénéficier à plusieurs enfant et si un enfant n’utilise pas le montant complet qui lui est accordé, la balance pourra être transférée à un autre enfant bénéficiaire. Sauf que ce n’est pas tout le monde qui peut y contribuer, il doit y avoir un lien de sang avec l’enfant ou être un parent adoptif. Pis non les pactes de sang ça compte pas.
  3. Collectif: Celui-là est souvent le plus stricte parce qu’on ne peut pas choisir le type de placement et les cotisations sont obligatoires. En cas de non-paiement, le REEE peut être résilié.

C’est bien beau tout ça, mais avant de partir, je vais foutre le bordel un peu dans ta tête:

Souviens-toi, le gouvernement ne fait jamais de cadeau s’il n’en profite pas d’une certaine façon. Les banques et le gouvernement vont faire de l’argent sur les placements que tu fais d’une façon ou d’un autre. La question à se poser est: s’il reste de l’espace dans ton REER cette année, serait-il plus avantageux pour toi de reporter l’impôt sur ton revenu en cotisant à ton REER et en investissant ton remboursement d’impôt, ou de cotiser au REEE de tes enfants et bénéficier des subventions et du rendement?

Bref, peu importe ce que tu choisis, s’il-te-plaît, donne l’opportunité à ton enfant de réaliser ses rêves, laisse-le choisir son avenir et supporte-le à fond léon.

Pour choisir un REEE: c’est par ici!

Si tu as des questions, des idées d’articles, ou une envie soudaine de parler de finances personnelles. Écris-moi sur Facebook ou au geretonbacon@gmail.com.

Sur ce, va gérer ton bacon.

Ciao,

V.

Divulgation: Gère ton bacon n’est pas un service de conseiller financier et ne devrait en aucun cas être perçu ainsi. Les astuces données dans cet article découlent d’expériences personnelles et les lecteurs devraient toujours faire leurs propres vérifications avant d’appliquer n’importe quelle astuce. La situation financière diffère pour chaque personne et ce n’est pas tous les produits qui sont optimales pour chacun. Gère ton bacon peut recevoir des commissions sur les liens inclus dans cet article. Chaque produit a été réellement utilisé et testé par l’administrateur de ce blog et seulement les meilleurs vous sont recommandés. Gère ton bacon tient à conserver son lien de confiance avec les lecteurs et en aucun cas un produit indésirable sera volontairement recommandé à des fins de rémunération.

À lire aussi:

Comment apprendre la notion de l’argent à vos tout-petits…et vos moins petits?


Ce n’est que récemment que le Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur a implanté le Programme d’éducation financière pour les élèves de cinquième secondaire. C’est une belle initiative du gouvernement québécois, mais c’est à se demander si ce n’est que le résultat d’une pression populaire grandissante. Ce programme ne couvre aussi seulement qu’une partie des finances personnelles, bref, la partie « gouvernementale » qui ne laisse aucune place à l’imagination pour les jeunes. Et pourquoi commencer aussi tard que le cinquième secondaire? Pourquoi ne pas implanter cette curiosité pour les finances personnelles dans le quotidien de nos enfants dès leur jeune âge? Ça peut vous paraître une tâche ardue, mais détrompez-vous, plusieurs trucs simples peuvent vous aider à enseigner l’autonomie financière à vos enfants. Parce qu’au fond, quel parent ne rêve pas d’un enfant responsable financièrement? 

L’humble fierté

Tout être humain qui travaille fort pour atteindre ses buts est fier des accomplissements qui réalise. C’est la même chose pour les enfants et leur « petit cochon ». Encouragez-les à être fier de leurs épargnes et de leurs accomplissements. Apprenez-leur aussi à se récompenser de temps à autre, parce que oui, c’est bon de se récompenser pour garder le moral et la motivation de continuer. Aidez-les à fixer des petits objectifs réalisables. Leur sentiment d’accomplissement et leur confiance grandiront rapidement et ils se sentiront éventuellement à l’aise de se fixer des objectifs un peu plus grands.

Il existe par contre une différence entre la fierté humble et la fierté « show off », comme je l’appelle. Si vous voulez enseigner les finances personnelles à votre enfant pour qu’il puisse se promener en Porshe, s’habiller en Prada et avoir une Rolex, faites X tout de suite, vous le faites pour les mauvaises raisons. Ce n’est pas chaque individu qui veut atteindre l’indépendance financière pour vivre un certain « lifestyle ». Regardez Steve Jobs, il n’avait aucune décoration et peu de meuble dans son appartement. C’était sa façon de mieux se concentrer au développement d’Apple. Laissez donc ce judicieux choix à votre enfant.

Des allocations gratuites? 

Mais non, profitez-en pour apprendre la valeur de l’argent et du travail à vos enfants. Et ici, je ne parle pas d’une rémunération fixe par semaine, mais bien d’une rémunération par tâche. Si vos enfants travaillent plus, ils retireront plus d’allocations. Oui, ça pourrait vous coûter un peu plus cher, mais réjouissez-vous, ça voudra dire que votre enfant est travaillant. Vous n’aurez donc pas à craindre que les gens disent: “ça paraît qu’il est payé à l’heure lui”. 

Vous remarquez peut-être que j’utilise le mot “rémunération”, et non pas montant d’argent, parce que la façon dont vous voudrez rémunérer votre enfant reste à votre discrétion. Avec des enfants en bas âge, la rémunération peut se faire avec des morceaux d’un petit casse-tête, par exemple. Et lorsque votre enfant aura collectionné toutes les pièces du casse-tête, récompensez-le avec une activité de son choix.

Encourager l’entreprenariat

Votre enfant veut un nouveau vélo? Encouragez-le à ramasser des sous plus rapidement en créant une petite entreprise. Il y a toujours la bonne vieille méthode du Stand de limonade pour que votre enfant amasse un peu d’argent. Je l’ai moi-même fait avec ma meilleure amie d’enfance pour amasser des dons pour Opération Enfant Soleil. Ok, on a perdu l’argent mais l’intention était là 😅. Je ne sais pas si c’est de là que vient ma fibre entrepreneuriale ; si oui, je confirme que je suis beaucoup plus responsable avec l’argent.

Si vous me trouver « old school » avec mon Stand à limonade, vous pouvez toujours acheter une batch d’étui à cellulaire pour que vos enfants puissent les vendre à leurs amis. C’est beaucoup plus accessible que vous pensez avec des plateformes comme Alibaba qui font de la vente en gros. Vous seriez surpris du nombre de compagnie qui utilise cette plateforme pour garnir leur inventaire.

Le “recyclage”

Apprenez-lui la notion du recyclage. Pas le recyclage de plastique (malgré que c’est une notion très importante vue l’état de nos océans☹️) mais bien le recyclage d’objets. Je sais que ça peut être difficile à apprendre cette notion à vos enfants puisqu’eux aussi veulent les nouveaux Nike trop cool que William a eu pour sa fête. Il suffit de leur apprendre qu’avec le même montant d’argent, il pourrait en avoir plus.

Des cadeaux payants

Lorsque vient le temps de leur offrir des cadeaux, optez pour des cadeaux avec une valeur monétaire potentiellement grandissante. Quand ils sont plus jeunes, voir bébés, ils ne s’attendent pas à avoir des jouets dispendieux, profitez-en pour glisser quelques dollars dans leur compte de banque, ils vous remercieront plus tard. Quand ils sont plus vieux et qu’ils commencent à comprendre le concept de l’argent, pourquoi ne pas leur offrir une action de Disney, par exemple, au lieu d’un cadeau inutile qui ramassera la poussière dans le sous-sol à côté de votre elliptique qui ramasse lui aussi la poussière? Vos enfants seront complètement fous de savoir qu’ils appartiennent « un ti peu » Disney ou une autre compagnie qu’ils adorent. Il est même possible d’avoir un certificat d’investissement lors de votre achat. Et plus tard, qui sait, peut-être que l’action aura augmenté.

Dépôts réguliers

En encourageant votre enfant à faire des dépôts régulièrement dans leur compte épargne, vous l’aiderez à créer la bonne habitude de se payer en premier lorsqu’il sera adulte. Au fil du temps, il verra son compte grandir et prendra goût à l’épargne.

En éduquant votre enfant vers la bonne voie, peut-être que vous réussirez-vous même à redresser vos finances, parce qu’il n’y a rien de mieux que d’enseigner pour apprendre.

P.S. Si t’as pas d’enfant, pratique toi sur ton chien. Pis si t’as pas de chien, bin je sais pas quoi te dire.

Salut,

V.